La méditation – Découvrir le pouvoir infini de la tendresse

Style distinctif - meditation - tendresse - la cathedrale de Rodin

Gentlewomen,

S’asseoir et observer notre esprit, tel est le saut que nous invite à faire la méditation.

Depuis deux ans je médite presque quotidiennement. Le presque est important car il est honnête. Au début, je m’en voulais beaucoup de « sécher » alors je me trouvais de bonnes excuses (il n’y en a aucune), je m’arrangeais (mal) avec moi même, jusqu’à ce que je me rende compte que je me flagellais pour rien, c’était aussi agressif qu’inutile. Depuis je médite comme je me démaquille, et si je passe mon tour, demain est un autre jour.

La pratique de la méditation est à la fois simple et difficile, routinière et toujours neuve.

Paradoxal ? Tout à fait. La méditation est un paradoxe qui met fin aux paradoxes.

Mystérieux ? Tout à fait, le pouvoir de la méditation repose sur un mystère qui oeuvre en nous justement parce qu’il échappe à notre volonté.

Méditer c’est ne rien faire. 

Je laisse la parole à Fabrice Midal, « méditant » depuis 25 ans et fondateur de l’École occidentale de Méditation. Il éclaircit quelques points essentiels dans la vidéo suivante :

Le mercredi soir, je rafraichis ma pratique de manière collective à l’École occidentale de Méditation. Chaque semaine, la transmission de la pratique est suivie d’un enseignement sur la manière dont la méditation s’ancre dans notre existence.

Mercredi dernier, l’enseignement de Mathieu Brégégère « Comment la méditation peut apporter de la tendresse au coeur de notre existence ? » a particulièrement résonné avec le chemin dessiné par Style distinctif. Bien évidemment toute la réflexion de Mathieu porte sur l’être humain dans sa globalité mais il est intéressant en ce qui nous concerne d’appliquer le général au particulier et de lire ses propos avec une arrière-pensée pour le regard que nous posons sur nous.  

En effet, Mathieu est parti du constat suivant : « l’homme moderne manque énormément d’amour pour lui même ». C’est facile à observer, il suffit de se regarder et de voir comme il nous est difficile de nous parler gentiment. « La lucidité développée grâce à la pratique de la méditation nous permet de nous rendre compte que notre esprit est particulièrement agressif envers nous-même ». 

Pourquoi le désamour de soi est-il aussi puissant? Mathieu propose une analyse qui fait profondément écho à mon approche du conseil en image  » Nous sommes soumis à la tyrannie de la perfection ! C’est une illusion dévastatrice qui nous met en échec permanent. On s’en veut de ne pas être parfait donc on se cache et de là né le repli sur soi. »

N’est-ce pas la même source qui nous conduit à ne pas aimer notre reflet dans le miroir et à nous camoufler dans des vêtements passe-partout pour ne surtout pas être regardé(e) ?

La pratique révèle ça, on ne fait que se juger :

Sur le coussin : « Merde, j’ai trop de pensées, je ne suis même pas foutue de rester en place 5 minutes, je suis en train de passer à côté, déjà que j’ai eu du mal à trouver la motivation de m’asseoir …. blablabla …. bliblibbli… »

Devant le miroir :  » J’ai encore grossi, j’ai envie d’un burger mais non je suis au régime, de toute façon je n’ai pas de volonté. Mes cheveux sont trop fins, si seulement j’avais ceux de Monica Belluci…. blablabla …. bliblibbli… »

Mathieu parle d’une tour de contrôle qui juge nos faits et gestes en permanence et la pratique nous permet d’ouvrir un rapport plus ample à ce qui est, aux jeux de notre esprit, sans jugement ni attente. C’est ce rapport qui nous permet de « toucher un sens de tendresse et d’entrer sur le chemin de la réconciliation avec soi ». La tour de contrôle devient un observateur à la neutralité bienveillante.

Mathieu évoque qu’être en paix avec soi n’est pas rejeter tous nos défauts et ce qui ne nous plait pas c’est de s’assumer totalement. Accepter nos fragilités, nous permet d’arrêter de nous cacher et de déployer une très grande tendresse envers nous et les autres.

Une lumineuse soirée à vous,

Elise


Illustration : La Cathédrale – Auguste Rodin – 1908

Notez la richesse de l’espace intérieur entre ces deux mains !

« La participation de l’air avait toujours été d’une grande importance» pour lui » _Rilke au sujet de Rodin, 1928


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